Catégorie : Recettes
Celle d’un grand classique du sucré à la japonaise : les mitarashi dango. Ce sont des boulettes de mochi montées en brochette, grillées et laquées d’une sauce sucrée-salée à base de sauce soja appelée sauce mitarashi. Pour les Japonais, c’est une douceur régressive, un incontournable de la street-food traditionnelle. Avec leur saveur ronde et pleine d’umami, et cette sauce couleur d’ambre, les mitarashi dango s’accordent à la perfection à la saison.

Recette d’Hanabira mochi
Pour environ 5 brochettes
Ingrédients :
- 55g farine de riz gluant
- 35g farine de riz classique
- 30g sucre
- 50g d’eau tiède environ (tout dépend l’humidité de vos farines)
- sauce mitarashi : 100ml eau, 90g sucre, 30ml shoyu, 1 cuillère à soupe de mirin, 12g fécule de maïs
Préparation :
1. On commence par préparer cette fameuse sauce mitarashi : dans une petite casserole, on mélange l’eau avec la fécule de maïs, le sucre, la sauce soja, le mirin, qui est un saké doux essentiellement utilisé pour la cuisine. On porte à ébullition jusqu’à obtenir une consistance sirupeuse, puis on laisse refroidir.
2. Ensuite on fabrique les dango. On lance un cuit-vapeur en tapissant le premier étage d’un torchon. Puis on fait la pâte : on mélange de la farine de riz gluant et de la farine de riz classique. Puis on ajoute un peu de sucre, et juste ce qu’il faut d’eau chaude pour former une boule bien liée, mais pas trop molle. On coupe en 16 morceaux, et on roule chaque morceau entre ses mains pour former des boulettes. On dépose ces boulettes dans le cuit-vapeur, et on laisse cuire 35-40 minutes. Puis on les dispose dans une assiette et on les laisse refroidir un peu. On les monte sur des brochettes et on les fait griller à la flamme d’un chalumeau ou sur une poêle, avant de les plonger dans la sauce mitarashi.
Il ne reste plus qu’à déguster ces délicieuse brochettes accompagnées d’un hojicha, un thé grillé que l’on surnomme le thé d’automne car c’est à cette période qu’il est récolté.
Découvrez également nos recettes de dorayaki, fondant au chocolat, ichigo daifuku, matcha glacé, et bien d’autres encore !
« Anko » ou plus simplement « An » est le nom que l’on donne au Japon à la crème de haricot rouge sucrée. Sa saveur, à la fois puissante et sobre, est une métaphore du sucré à la japonaise. Un goût qui s’apprivoise et se déguste en pleine conscience, comme une méditation. Si on n’y prête pas attention, on passera complètement à côté. En revanche, si on se concentre, on découvrira toutes ses subtilités : un goût réconfortant de châtaigne, mais avec quelque chose de plus boisé, une sensation de fraîcheur apportée par cette texture de gel au grain fin, délicieusement soyeux.

Le saviez-vous ? Il existe deux types d’anko : le tsubuan et le koshian. Le tsubuan est une version plus rustique, où les haricots sont laissés entiers. On le trouve notamment à l’intérieur des dorayaki. Le koshian, à l’inverse, est une purée parfaitement lisse, où l’on a retiré l’enveloppe des azukis.
L’anko de notre maison se trouve à mi-chemin entre les deux : nous gardons la totalité du haricot car nous apprécions les notes plus rustiques qu’apporte l’enveloppe. Toutefois, nous le réduisons en une fine purée afin d’obtenir une crème lisse et homogène. Notre daifuku mochi anko est l’un de nos incontournables. Nous le poudrons de kinako, poudre de soja grillé aux notes de beurre et de noisette. Nous le proposons toute l’année à notre carte.
Si vous ne l’avez par encore lu ou vu, nous vous conseillons « Les délices de Tokyo » de Durian Sukegawa, autour de l’anko et des dorayaki. Ce livre devenu film est une excellente entrée en matière pour découvrir la pâtisserie japonaise. Auparavant, prenez-garde de vous munir d’un daifuku ou d’un dorayaki (nous vous conseillons ceux de la Pâtisserie Tomo ) car vous aurez terriblement faim !

Anko, la recette simple
Ingrédients :
(pour environ 2,8kg d’anko fini)
1 kg d’azukis secs
1kg de sucre
Matériel : un large faitout muni d’un couvercle, un mixeur, une bassine à confiture (facultatif), un moulin à légumes (ou un tamis à mailles plutôt fines).
Temps de trempage : 10-12h
Temps de cuisson : 2-3h
Temps de préparation : 45 minutes environ hors trempage et refroidissement
Préparation
1. Faites tremper les azukis dans environ deux fois leur volume d’eau pendant 12h (une nuit). Egouttez les azukis et versez-les dans un grand faitout. Remplir d’eau froide en recouvrant d’une phalange les azukis. Portez à ébullition et laissez mijoter 2-3 heures environ, jusqu’à ce qu’ils soient bien fondants. S’il manque d’eau en cours de cuisson, rajoutez-en. Attention le feu ne doit pas être trop fort, surtout en fin de cuisson car sinon les haricots s’agiteront dans l’eau bouillante, se casseront et perdront leur pulpe.
2. Vérifiez la cuisson des azukis en en écrasant plusieurs entre la pulpe de vos doigts : ils doivent céder sous une douce pression, et s’écraser en une purée sans particules dures.
3. Egouttez-les en les versant délicatement dans une passoire. Laissez égoutter 5 minutes afin de laisser un maximum d’eau s’évacuer.
4. Puis, sans plus attendre, car les haricots doivent être encore chauds, versez à nouveau dans le faitout et ajoutez le sucre. Mélangez : le sucre va fondre et faire « sirop ». Mixez alors finement à l’aide d’un robot à lame crantée (je laisse personnellement plusieurs minutes dans le robot en marche), puis versez dans la bassine à confiture, ou un grand faitout si vous n’en avez pas.
5. Asséchez sur feu moyen en remuant sans cesse pendant une vingtaine de minutes jusqu’à ce que l’anko prenne une texture de béchamel. Attention de bien mélanger sans s’arrêter car sinon vous aurez des éclaboussures et vous risquez de vous brûler !
6. Versez sur une plaque et laissez refroidir. Vérifier que la texture est bien liée, onctueuse sans être trop liquide. Si elle est trop liquide, il vous faudra repasser par l’étape asséchage n°5. Puis mixez au robot et enfin passez au moulin à légumes ou au tamis afin d’obtenir une texture bien fine.
Votre anko est prêt, vous pouvez le verser dans des pots que vous stériliserez ou encore le congeler. Il se conserve au réfrigérateur dans un récipient fermé environ deux semaines.
Variation : pour les amateurs de pointe de sel, vous pouvez ajouter à l’étape 4 en même temps que le sucre, une demi cuillère à café de fleur de sel.
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Le premier wagashi que l’on déguste au Japon est le hanabira mochi. Ce qui nous plaît dans cette pâtisserie est d’abord son esthétique si « mochi », toute en transparence et mystère. Voici l’histoire très ancienne de ce dessert délicat, ainsi qu’une recette revisitée pour celles et ceux qui souhaitent se lancer !

Le hanabira mochi est un gâteau d’origine très ancienne qui aurait été dégusté par la famille impériale dès l’ère de Heian (794-1185). La forme sous laquelle on le connaît aujourd’hui date de l’ère Meiji, lorsque le directeur de l’école de thé Urasenke reçut la permission de la part de l’empereur de servir un hanabira mochi pour la première cérémonie du thé de l’année, appelée Hatsu Gama.
La forme actuelle est strictement définie : une pâte de riz blanche et ronde, repliée en demi-lune. Avec à l’intérieur une noix de crème de haricot souvent parfumée au miso, une fine branche de bardane confite et un morceau de mochi rouge taillé en forme de diamant appelée hishimochi. Le rouge doit poindre en transparence de la pâte de mochi.
L’origine de sa forme proviendrait de l’ancêtre du kagami mochi, offert en offrande aux Dieux lors du passage du Nouvel An. Celui-ci était beaucoup plus complexe et composé d’une pyramide de nombreuses galettes de mochis de couleur blanche et de couleur rouge, ainsi que d’algue, de daidai et d’autres denrées symboliques. Le 2e jour de l’année, on garnissait les fines galettes de mochi blanc d’un morceau de mochi rouge et de miso ainsi que de différentes garnitures à base de châtaignes, de poissons et de bardane. Ces mochis étaient directement dégustés ou pliés pour être dégustés plus tard. Au fil du temps, la version pliée au miso et à la bardane serait devenue la préférée à la cour impériale lors du passage de la nouvelle année. La forme des « Hishi mochi» s’inspire de celle des feuilles de hishi (Mâcre nageante ou « châtaigne d’eau », water caltrop en anglais), une plante sacrée supposée repousser les mauvais présages et assurer la longévité.
La version que nous vous en proposons n’est pas orthodoxe. A la place de la bardane, nous vous proposons d’utiliser de l’angélique confite. Et pour la couleur rouge qui doit poindre sous la pâte, nous avons opté pour une tranche de poire confite dans du jus de betterave.

Recette d’Hanabira mochi
Pour environ 8 pièces
Ustensiles :
- un cuiseur-vapeur ou un micro-onde, un rouleau à pâtisserie. Emporte pièce ou verre rond de 8cm de diamètre.
Ingrédients :
- shiroan au citron : 200g haricots blancs cuits, 80g sucre, le zeste d’un demi citron, 45 ml jus de citron
- gyuhi : 80g farine de riz gluant, 70g sucre, 150g d’eau
- 1 noix de miso
- 2 branches d’angélique confite
- 2-3 poires confites rouges
- fécule de maïs ou de tapioca
Préparation :
- La veille, confectionnez le shiroan : faites chauffer les haricots. Lorsqu’ils sont très chauds, ajoutez le sucre, mélangez. Mixez avec le jus et le zeste de citron. Puis passez au tamis fin. Faites assécher dans une casserole tout en mélangeant une quinzaine de minutes pour obtenir une pâte de la consistance d’une béchamel épaisse. Laissez refroidir puis mettez au réfrigérateur.
- Fabriquez le gyuhi : mélangez sucre et farine de riz gluant, puis ajoutez l’eau tout en mélangeant. Faites cuire 25 min à la vapeur recouvert, ou deux fois 1min30 au micro-onde à 1000 watts, en mélangeant entre les deux cuissons.
- Une fois le gyuhi cuit, déposez sur un plan de travail généreusement saupoudré de fécule. Etalez au rouleau à pâtisserie sur une épaisseur de 2mm environ. Découpez des ronds à l’aide de l’emporte pièce.
- Découpez l’angélique en brins de 9cm de long. Coupez les poires en fines tranches et taillez-les en forme de diamant.
- Dans chaque rond de gyuhi, déposez un brin d’angélique, une noix de shiroan. Déposez par-dessus une goutte de miso et recouvrez d’un diamant de poire. repliez le gyhui, c’est prêt ! Dégustez dans la journée.
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Boisson réconfort par excellence, nous l’appelons chez nous matchaccino. La préparation est simple, toutefois la qualité des ingrédients est primordiale. Un bon matcha en particulier : sa couleur doit être d’un beau vert vif, et au goût il doit présenter un bel équilibre entre des notes végétales et beurrées avec une légère pointe d’amertume. Notre matcha unique, de qualité biologique, est parfaitement adapté pour cette utilisation.

Notre recette de latte au Matcha
Ustensiles :
- un mousseur à lait ou un mixeur-plongeur
Ingrédients :
- 1,5 cuillère à café de matcha (3g)
- 250 ml de lait de soja ou d’avoine (si possible spécial barista)
- 1 cuillère à café de sirop d’érable (facultatif)
Préparation :
- Dans une tasse, versez le matcha et le sirop d’érable et ajoutez un peu d’eau chaude, mélangez.
- Faites mousser le lait : faites-le chauffer jusqu’à frémissements (idéalement à 70°C), puis faites-le mousser à l’aide de votre mousseur ou d’un mixeur-plongeur.
- Avant de verser le lait, mélangez délicatement afin que mousse et lait soient bien homogènes, puis versez d’un geste souple.
- Saupoudrez : utilisez du matcha, mais également du kinako ou de la betterave si vous le souhaitez.
- Dégustez sans attendre, accompagné de votre mochi préféré !
Découvrez également nos recettes de dorayaki, fondant au chocolat, ichigo daifuku, matcha glacé, et bien d’autres encore !
En novembre, le chanvre est mis en lumière à la Maison du Mochi pour vous inviter à l’exploration ! Cette plante hors normes parmi les plus riches en protéines, les plus équilibrées en oméga-3 et oméga-6 est à retrouver dans notre mochi du mois châtaigne-chanvre créé en collaboration avec Linda Louis. Journaliste et photographe spécialisée dans la cuisine sauvage, l’autonomie alimentaire et la fermentation, Linda est également l’auteure du livre Super chanvre et CBD. Dans cet ouvrage, elle propose de découvrir cet ingrédient ancien qui retrouve enfin ses lettres de noblesse.
Le CBD (cannabidiol) est l’un des cannabinoïdes les plus connus de la plante de chanvre. Il est réputé pour sa capacité à favoriser la bonne humeur, l’équilibre et le bien-être. Profitez de ses vertus dans un délicieux latte dont nous vous proposons la recette ci-dessous !

Notre recette de latte Matcha & CBD
Ustensiles :
- un mousseur à lait ou un mixeur-plongeur
Ingrédients :
- 1,5 cuillère à café de matcha (3g)
- 250 ml de lait de soja (si possible spécial barista)
- 1 cuillère à café de sirop (facultatif)
- quelques gouttes d’huile de CBD
- poudre de matcha, kinako, betterave
Préparation :
- Dans une tasse, versez le matcha et le sirop d’érable et ajoutez un peu d’eau chaude, mélangez.
- Faites mousser le lait : faites-le chauffer jusqu’à frémissements, puis faites-le mousser à l’aide de votre mousseur ou d’un mixeur-plongeur.
- Avant de verser le lait, mélangez délicatement afin que mousse et lait soient bien homogènes, puis versez d’un geste souple.
- Ajoutez 3 à 4 gouttes d’huile de CBD (attention : se référer à la notice du fabricant pour ajuster le dosage si besoin) une fois la préparation de la boisson terminée (car il ne faut pas chauffer l’huile à plus de 160 degrés).
- Saupoudrez : utilisez du matcha, mais également du kinako ou de la betterave si vous le souhaitez.
- Dégustez sans attendre, accompagné de votre mochi préféré !
Découvrez également nos recettes de dorayaki, fondant au chocolat, ichigo daifuku, matcha glacé, et bien d’autres encore !
Entre le juteux de la fraise, l’onctuosité de l’anko et le moelleux velouté de la pâte de mochi, c’est l’une des douceurs préférées des Japonais. Et on les comprend !

Un mochi fourré d’une fraise fraîche
C’est une version fruitée du traditionnel daifuku mochi, assez récente. L’ichigo daifuku est né de la passion dont s’est pris le Japon pour la fraise. Sa culture à grande échelle débute dans les années 1960, avec comme épicentre la préfecture de Tochigi, au nord de Tokyo. Dans les années 1980, on a même inventé une variété, la Nyohô, permettant d’être récoltée en décembre, et qui explique que le gâteau de Noël au Japon soit un…fraisier.
Toutefois pour notre part, nous recommandons hors saison des fraises de les remplacer par une framboise, un morceau de mangue, de kiwi, de banane… à vous de faire vos expériences !
La recette
Pour 6 mochis :
– Ingrédients à trouver sur notre e-boutique : 1 préparation pour pâte à mochi, 180g anko pour wagashi.
– Ingrédients à prévoir : 6 fraises rondes et pas trop pointues, fécule de maïs.
- Commencer par réaliser 6 boules d’environ 30g chacune avec l’anko à l’ade de mains humides.
- Réaliser la pâte à mochi : mélanger la préparation pour pâte à mochi avec 140ml d’eau.
- Cuire la pâte : a) Cuisson vapeur : cuire à pleine vapeur 25 min dans un bol en verre filmé b) Cuisson au micro-onde 1000watts : dans un bol en verre filmé, cuire deux fois 1min30 en mélangeant à mi-cuisson.
- Verser la pâte à mochi sur un plan de travail généreusement saupoudré de fécule. Laisser refroidir environ 5min. Couper la pâte à mochi en 6 parts égales à l’aide de ciseaux.
- Pendant ce temps, laver les fraises, les sécher et couper le pédoncule. Les enrober chacune dans une boule de pâte d’anko.
- Avec les mains enduites de fécule, prendre un pâton et former un disque. Placer au centre une fraise enrobée, nez vers le bas puis refermer en ramenant les bords et en les pinçant entre eux.
Dégustez dans la journée, filmez le plat ou mettez le sous cloche en attendant la dégustation afin que l’enveloppe ne s’assèche pas.
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Le temps de ce confinement, nous allons élargir le spectre de nos publications pour vous proposer parfois des recettes salées, simples et avec ce petit twist japonais qui nous plait tant.
Crudités avec une touche nippone
Aujourd’hui on se prépare une sauce rudimentaire mais très gourmande pour agrémenter des crudités. Il s’agit d’une sauce à base de cacahuète avec un trait de shoyu, sauce soja japonaise, et de Mirin. Le Mirin est une sorte de saké, alcool de riz, particulièrement doux, c’est à dire sucré, et que l’on utilise principalement en cuisine, excepté quelques délicieuses raretés qui se dégustent comme un digestif.
Si vous n’en avez pas, vous pouvez le remplacer par un petit jus d’orange, c’est différent mais délicieux ! De la même manière, ça marche aussi avec de la purée d’amande blanche ou encore du tahin à la place du beurre de cacahuète.
La recette
Ingrédients : 2 cuillères à soupe de beurre de cacahuète, 2 cuillères à soupe de shoyu (sauce soja japonaise), 1,5 cuillère à soupe de Mirin (ou jus d’orange).
- Mélangez tous les ingrédients en rajoutant éventuellement un peu d’eau afin d’obtenir une texture bien crémeuse.
- Dégustez accompagné de crudités de saison : carotte, chou, céleri rave, radis, chou-fleur principalement en ce moment !
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Pâques approche, pour continuer notre petite exploration de la face sucrée du haricot, nous vous proposons une recette de truffes chocolat-haricots. Le secret de cette recette est de mixer les haricots lorsqu’ils sont bien chauds avec le praliné. Il faut mixer longtemps et si possible avec une lame crantée qui permettra d’obtenir une crème bien fine.

La face sucrée du haricot
En Asie, le haricot est très apprécié en pâtisserie, comme en témoigne nos mochis fourrés à la crème de haricots blancs ou rouges (azukis).
Nous vous recommandons pour cette recette-ci des haricots blancs type mogettes de Vendée ou lingot blanc si vous visez un goût sobre. Toutefois cela peut aussi bien fonctionner avec des azukis, dont le goût légèrement terreux (mais en positif !) s’accorde bien avec le chocolat.
Dernier point : peut-on utiliser des haricots en conserve, déjà cuits ? La réponse est oui, toutefois la plupart des conserves ont du sel ajouté, ce qui ne sera pas idéal. Par ailleurs veillez à choisir plutôt des bocaux en verre et à surveiller qu’il n’y ait pas d’additif ni d’aromates ajoutés, ce qui risquerait pour le coup de ne pas être terrible avec le chocolat ?. Veillez à bien les réchauffer à la casserole avant de lancer la recette.

La recette
Pour une vingtaine de truffes :
– 200g chocolat noir corsé
– 450g haricots blancs cuits bien chauds et pas trop égouttés
– 110g praliné
– poudre de cacao amer
– graines de sésame grillées
- La veille, mixez longuement les haricots bien chauds avec le praliné, le mélange obtenu doit être bien crémeux et onctueux.
- Hachez le chocolat et ajoutez-le à la crème haricot-praliné. Mixez jusqu’à obtenir une pâte homogène. Versez dans un récipient à couvercle, laissez refroidir et réfrigérer.
- Le lendemain, formez des noix et enrobez-les de graines de sésame ou de poudre de cacao. Ou bien d’autres ingrédients : éclats de pistache, copeaux de chocolat, vermicelles… Dégustez dans les deux jours, car ces truffes plus légères en sucre et matière grasse sèchent plus vite.
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Comment débute-t-on l’année au Japon ? Petit aperçu des rituels associés au passage d’une année sur l’autre.
Le réveillon
Contrairement à nous, le passage du nouvel an au Japon est une fête familiale. Les journées précédant le 1er janvier, on s’adonne d’abord à un grand rangement et nettoyage de la maison. Le rangement est ici un art que transmettent des personnalités comme la très populaire Marie Kondo, conseillère rangement auprès des plus grandes célébrités.
Puis le soir venu, on se retrouve sous le kotatsu, table chauffée du dessous et recouverte d’un futon bien moelleux. On y déguste un plat de sobas, fines et longues pâtes de sarrasin, symbole de longévité. Dans la foulée ou bien le lendemain, on va aussi au temple shintô écouter la cloche Joya-no-kane sonner pour la cérémonie du Nouvel An. Une tradition plus récente consiste à regarder le soir du 31 l’émission Kouhaku, une compétition de chants entre une équipe féminine et une équipe masculine composés de chanteurs populaires du Japon.

Osechi ryōri
Pendant les trois premiers jours de l’année, il est de coutume de ne préparer aucune nourriture. On consomme alors des plats typiques à bonne conservation appelés osechi ryōri. Ces plats sont soigneusement présentés à la manière de bento géants dans des plats compartimentés. Traditionnellement, ces plats étaient cuisinés les derniers jours de l’année, mais aujourd’hui la grande majorité des Japonais les achètent déjà préparés. Il existe selon les régions de nombreux types de mets, parmi lesquels :
- o-zōni, une soupe consistant en un morceau de mochi grillé flottant dans un bouillon clair (dans l’est du Japon) ou un bouillon de miso (dans l’ouest).
- nishin no kombu maki : des rouleaux d’algue kombu fourré au hareng et confits dans un mélange de sauce soja, mirin et sucre. (C’est le plat préféré de notre équipier Hiroaki qui confectionne les mochis à l’atelier. Nous croisons les doigts pour qu’il nous en prépare un jour…)
- kazunoko, des oeufs de harengs marinés dans de la sauce soja.
- kamaboko : un type de surimi qui se présente en demi cercle.

Kagami mochi
Symbole de la nouvelle année, le kagami mochi se déguste au courant du mois de janvier. Il consiste en plusieurs galettes de pâte à mochi pure (pâte de riz gluant non sucrée) surmontées d’un daidai, petit agrume japonais à l’amertume bien prononcé.
C’est à la fois un ornement et un aliment. Dans un premier temps, on expose le kagami mochi sur l’autel de la maison les premiers jours de l’année, puis on le coupe en morceaux que l’on fait griller au feu de bois ou à la poêle, jusqu’à ce qu’il se mette à gonfler et fondre. Puis on le déguste seul, ou encore trempé dans une sauce soja sucrée. Son goût est grillé et doux, sa texture et son aspect sont blanc et élastique comme de la mozzarella fondue.
Toute l’équipe du mochi vous souhaite une très belle année 2020 !
Si vous êtes allés au Japon, vous avez très certainement croisé cette alléchante gaufre en forme de poisson. Pourvue d’un fourrage à l’anko, crème d’haricots rouges confits au sucre, c’est avec le dorayaki le casse-croûte préféré des enfants de tous les âges.

Pourquoi le poisson ?
Cela peut sembler étrange de notre point de vue de choisir le poisson comme emblème d’une spécialité sucrée. Et plus précisément la daurade, taiyaki, signifiant en effet littéralement « dorade grillée ». Toutefois, au Japon les poissons sont très considérés, on donne ainsi comme modèle aux enfants la carpe, animal réputé courageux car il remonte à contre-courant les rivières et cascades, devenu l’emblème du jour des enfants (kodomo-no-hi). Plus généralement le poisson est associé à la chance.
Le taiyaki n’est pas compliqué à réaliser, il faut seulement trouver l’appareil en forme de poisson. Néanmoins, certaines e-boutique le propose comme chez Bento & co. Sinon un appareil à croque-monsieur fera bien l’affaire ! Elle consiste en une pâte de gaufre un peu dense avec au coeur la crème de haricot rouge que vous pouvez fabriquer maison ou acheter sur notre e-boutique. Il se déguste chaud, tout juste préparé.
Et que le cou
La recette
Ingrédients pour 6 tayakis : 200g farine T65, 1 cuil. à café rase poudre à lever, 35g sucre, 2 œufs, 20cl lait, 120g anko (pâte d’azukis sucrée).
- Battez les œufs, avec le sucre, ajoutez ensuite le lait puis la farine en la tamisant, ainsi que la levure.
- Laisser reposer une trentaine de minutes à température ambiante.
- Faites chauffer un gaufrier en forme de poisson (on peut éventuellement le remplacer par un appareil à croque monsieur).
- Attendez quelques minutes que le gaufrier soit bien chaud, puis versez un peu de pâte, déposez au centre une noix d’anko, recouvrez de pâte, et fermez.
- Laissez cuire 1 minute, puis retournez et laissez cuire 1minute de plus (pas besoin de retourner bien sur si vous utilisez un gaufrier électrique 😉
- C’est prêt à dévorer sans scrupule et sans attendre !
Découvrez également nos recettes de dorayaki, fondant au chocolat, ichigo daifuku.