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Aujourd’hui, nous vous invitons à un petit voyage au pays du soleil levant pour participer à cet évènement que l’on appelle « Hanami ». Littéralement « regarder les fleurs », il consiste chaque année à se rassembler entre amis, entre collègues ou en famille, sous les branches fleuries des Sakura, les cerisiers japonais. C’est une tradition très ancienne qui remonterait à l’ère Heian (794-1185). Au départ, c’était les pruniers, dont la floraison est plus précoce, que l’on admirait. Mais ce serait l’Empereur Saga (786-842) qui aurait institué les cerisiers pour célébrer Hanami.
Une météo des fleurs

La floraison des sakura débute tout au sud de la péninsule à la fin mars, pour finir début mai, tout au nord du côté d’Hokkaido. Pour ne pas la manquer, on suit les prévisions de l’agence météorologique du Japon qui annonce la floraison jour pour jour dans chaque grande ville du Japon.
Que fait-on pour Hanami ?

Aujourd’hui, fêter Hanami consiste essentiellement de pic-niquer sous les cerisiers fleuris. Il n’y a pas de nourriture instituée, toutefois il est de tradition de trinquer quelques verres. Dans les parcs, on s’installe à plusieurs sur des bâches étendues au pied des cerisiers, et l’on passe un moment ensemble à grignoter et boire.
Pour les perfectionnistes, il existe de nombreux plats, salés comme sucrés, préparés à base de sakura : des bentos dans lequels le riz est parfumé aux fleurs de cerisiers saumurées, des onigiri (sandwich de riz) sur la même thématique, et évidement le sakura mochi. Il existe différents types de sakura mochi qui peut se présenter sous deux formes : la version de Tokyo ou celle du Kansai. Celle de Tokyo consiste en une galette à base de riz et garnie d’anko, repliée en deux et enrobée d’une feuille de cerisier. La version du Kansai est un daifuku classique à l’enveloppe rosée et grumeleuse, que l’on réalise à base de riz gluant entier ou de domyojiko, une farine de riz concassé.
Que célèbre-t-on pendant Hanami ?

Philosophiquement, O-Hanami a été célébré par les poètes comme une métaphore de la vie humaine : belle mais brève. C’est un rappel du temps qui passe et du caractère délicat et précieux de la vie.

Le dorayaki est un peu pour les Japonais ce que la madeleine est pour nous Français. Il s’agit d’un sandwich de pancakes dorés, fourré à l’anko, crème de haricot sucrée, à la fois dense et onctueuse. Ils se dégustent pus frais que frais : et cela tombe bien car ils sont très faciles à confectionner maison !
Les délices de Tokyo
C’est le film « Les délices de Tokyo » de Naomi Kawase, sorti en 2015, qui a contribué à faire connaître le dorayaki en France. Un film à l’image de la cuisine japonaise : tout en sobriété et profondeur. L’histoire se déroule dans une petite échoppe de dorayakis à Tokyo. Celle-ci est tenue par un homme maussade et désabusé dont la vie se transforme avec l’arrivée d’une adorable petite vieille, virtuose de l’anko. Cette pâte de haricots rouges qui fournit le coeur des dorayakis et la base de la pâtisserie japonaise.
Gong qui se mange
Au Japon, où du moins dans les parties où j’ai vécu et que j’ai visitées, les dorayakis sont très populaires, et dégustés à n’importe quelle heure de la journée. J’ai notamment le souvenir d’une minuscule échoppe entre Roppongi et Azabujuban. Celle-ci était surmontée d’une banderole noire et blanche et dotée d’une vitrine juste suffisamment grande pour admirer les gestes précis d’un homme tout entier absorbé dans la réalisation de parfaites petites crêpes dorées. « Dora », signifie gong en référence à leur aspect, tandis que « yaki » signifie grillé ou saisi (oui, comme « yakitori », avec « tori » qui veut dire poulet;).
Ce ne sont pas vraiment des desserts mais plutôt des en-cas pleins de bonne énergie, avec des légumineuses. Le meilleur moment de les déguster je trouve est au petit-déjeuner ou à l’heure du goûter d’une journée musclée. Pour les Japonais, le dorayaki possède un très fort pouvoir réconfortant, régressif à souhait, et on les comprend : accompagné d’un thé ou d’un café, la dégustation du dorayaki cisèle un moment de pure quiétude tout en simplicité et en douceur.

Un anko, des ankos
Dans le film de Naomi Kawase, la vieille dame confectionne un type d’anko appelé « tsubuan », où les azukis (type de haricots rouges au petit format) sont laissés entiers. Il existe à l’opposé le « koshian » où il ne reste que la pulpe des haricots, sans l’enveloppe. Entre deux, le « tsubushian » est l’anko que je préfère et que nous confectionnons à La Maison du Mochi. Il consiste en une crème onctueuse où les haricots ont été moulus avec leur enveloppe, ce qui leur confère une mâche spécifique et ce goût légèrement terreux qui contribue selon moi le charme de l’anko.
Les pancakes quant à eux sont d’une sorte particulièrement riche en oeuf, agrémentée d’une pointe de miel, qui rend cet aspect velouté et cette couleur caractéristique, fauve à l’extérieur, jaune dedans. J’ai emprunté la recette de Just One Cookbook, qui est un des blogs de référence en matière de cuisine japonaise, en diminuant seulement le sucre. Si vous êtes vegan, je suis certaine qu’avec une recette alternative, vous pouvez parvenir à un résultat satisfaisant : comme par exemple avec ces pancakes comme des nuages d’un Invincible été.
Les dorayakis peuvent être congelés un par un, entourés d’un film ou papier protecteur. Si je veux en déguster au petit déjeuner, j’en sors la veille du congélateur et laisse décongeler doucement à température ambiante. Voici la recette : pour l’agrandir, il faut cliquer dessus !
Et non, il n’y a pas qu’au Japon qu’une tradition du mochi existe ! Nous vous avions déjà parlé du mochi hawaïen et aujourd’hui nous vous proposons une recette de tangyuan.
Il s’agit de boulettes de riz gluant d’origine chinoise qui ressemblent beaucoup à des dango à ceci près qu’elles sont fourrées. Autre différence, on les sert dans un bouillon chaud. Certaines sont salées, d’autres son sucrées, le plus souvent avec un fourrage au sésame noir et un bouillon parfumé au gingembre. Mais on en trouve plein de variations notamment chez Constellation inspiration (le blog) que nous aimons beaucoup !
Ici nous vous proposons de les fourrer à la pistache et de les servir dans un lait chaud parfumé au Sakuracha, notre thé saveur cerisier ❀

Recette pour 8 Tangyuan
- 120g farine de riz gluant
- 95g eau bouillante
- ½ cuil. à soupe de jus de betterave
- Farce pistache : 35g pistache moulue, 18g poudre d’amande, 15g sucre, 1 pincée de sel, 10g d’eau environ.
- Le lait sakura : 300 ml de lait de votre choix (ici lait de soja), 20g sucre, 1 cuil. à soupe de thé Sakuracha (ou autre thé de votre choix).
- Versez l’eau bouillante sur la farine de riz, mélangez puis malaxez avec les mains pour obtenir une pâte lisse et liée, un peu comme de la pâte à modeler. Si la pâte s’effrite, rajoutez-en un peu jusqu’à obtenir la bonne texture.
- Divisez la pâte en deux, et mélangez une part avec le jus de betterave. Formez deux boudins avec les deux pâtes, et rassemblez-les en un gros boudin bicolore. Divisez en deux, puis en deux, puis en deux, pour faire 8 parts.
- Préparez la farce : mélangez les poudres, le sucre et le sel, puis ajoutez l’eau progressivement. Divisez en 8 et façonnez 8 noix avec vos mains très légèrement humides.
- Saisissez un pâton bicolore, roulez-le en boule, et lorsque celui-ci est bien lisse, aplatissez-le. Déposez au centre une noix de pistache (huhu) et refermez le pâton autour en pinçant les bords entre eux.
- Portez à ébullition de l’eau dans une casserole et déposez-y les boulettes. Laissez cuire 3 min, puis égoutter et déposer dans une assiette avec un fond d’eau chaude (permet d’éviter au mochi de coller).
- Faites chauffer le lait avec le thé et le sucre jusqu’à frémissements.
Servez les tangyuan dans des petits bols, avec le lait chaud. Dégustez sans attendre !
Découvrez aussi nos recettes de Mochi hawaïen, Hanami dango ou encore Daifuku au lemoncurd et graines de pavot !
Pour ce quatrième épisode dédié à discuter nature et saison, j’ai la joie de recevoir Alice Roca.
Styliste de mode, Alice Roca s’est tournée vers l’art de vivre et la cuisine à tendance fortement végétale, après s’être installée il y a une dizaine d’années dans la campagne normande. Ses thèmes de prédilection en cuisine sont les produits fermentés, les agrumes et le zéro déchet. Mais au-delà de la cuisine, Alice aime les plantes, dont sa maison est pleine, elle aime les longues balades dehors avec sa chienne par tous temps, les courses tôt le matin ou tard le soir au gré des champs.
Pour autant, Alice reste une grande amoureuse de Paris. Et quand souvent on oppose les citadins aux campagnards, j’ai eu envie de l’interroger sur cette dualité. Mais je ne vous en dis pas plus et laisse place à notre discussion…
Mathilda Motte

Le petit questionnaire Tsukimi :
- Son environnement préféré : la mer.
- Sa plante préférée : l’ortie.
- Si elle était une plante, ou un animal, elle serait : le bambou.
- Les personnes dont le rapport à la nature l’inspire : Jane Goodall.
- Le son de nature qu’elle pourrait écouter toute sa vie : le vent.
- Son conseil lecture sur la thématique du naturel : « Journal de mon jardin » de Vita Sackville-West.
Références :
- Son compte Instagram : @alice_roca__
- Son site internet : www.aliceroca.com
- Sa newsletter : La lettre d’Alice Roca
Aujourd’hui, on revisite le daifuku traditionnel japonais avec le duo citron-pavot.
Mais avant de commencer la recette, un peu de mochi-pédagogie ! Quand on dit mochi au Japon, on entend la pâte de riz gluant pure. Celle que l’on voit traditionnellement être pilée longuement dans de grands mortiers en bois. Et cette petite boule toute douce et moelleuse fourrée d’une crème de haricot sucrée s’appelle un daifuku. Le comble, c’est que mochi est rentré depuis 2021 dans le dictionnaire français sous la définition du daifuku, ce qui n’arrange en rien a confusion autour du terme. Mais maintenant, vous savez.
Revenons donc à nos daifuku citron pavot. Dans cette recette, on intègre les graines de pavot dans la pâte à mochi avant de la cuire. Pendant qu’elle tiédit, on façonne 8 boules avec le shiroan façon lemoncurd dont vous trouverez la recette ICI 🍋. On coupe la pâte en 8 morceaux, que l’on plonge dans de la fécule. La fécule permet d’éviter que le mochi ne s’accroche partout, pour autant il ne faut pas qu’il y en ait trop, sinon cela « cartonne » le mochi. On saisit ensuite un pâton que l’on aplatit en appuyant dessus, puis on le referme comme un petit baluchon. En pinçant légèrement, les bords vont coller entre eux et se refermer naturellement. Et comme pour un gyoza, il vaut mieux faire plein de petits plis, plutôt que de rabattre des gros morceaux de pâte, le rendu sera plus harmonieux. Puis, on roule le tout pour donner au daifuku une belle forme ronde.
Ce daifuku sera délicieux dégusté avec un thé Earl Grey !

Recette du mochi daifuku citron-pavot
- Pâte à mochi : 80 g farine de riz gluant, 70 g sucre, 5 g graines de pavot
- 160 g de shiroan au citron
- Environ 50 g de fécule de tapioca ou de maïs
- Formez 8 boules avec le shiroan.
- Préparez la pâte à mochi : dans un bol en verre, porcelaine ou inox, versez les graines de pavot, le sucre et la farine, puis ajoutez l’eau en fouettant.
- Recouvrez d’une assiette, puis lancez la cuisson : 35min à la vapeur (attendez que la vapeur soit abondante pour glisser le bol dans la panier) ou deux fois 1min40 au micro-ondes en mélangeant à mi-cuisson.
- Saupoudrez une grande assiette de fécule. Lorsque la pâte est cuite, la rassembler en une boule en râclant les bords à l’aide d’une corne pâtissière. Déposez la boule de mochi sur le lit de fécule et saupoudrez de fécule. Laissez refroidir 5 minutes.
- À l’aide d’une paire de ciseaux, découpez la pâte à mochi en 2 puis en 2, etc… pour obtenir 8 morceaux.
- Enduisez vos mains de fécule et saisissez un pâton. Aplatissez-le légèrement en appuyant dessus à l’aide de la pulpe de vos doigts. Puis placez au centre une boule de garniture, et refermez en pinçant les bords entre eux. Roulez le mochi obtenu entre vos mains pour lui donner une belle forme ronde.
Les daifuku se dégustent le jour-même et le lendemain au plus tard.
Découvrez aussi nos recettes de Lemon curd végétal, Shiroan ou encore Daifuku chocolat-cœur shiroan !
Il n’y a ni œuf, ni beurre dans ce lemoncurd et pourtant il est délicieusement citronné et crémeux. Le secret ? Des haricots blancs montés façon shiroan japonais.
Par sa présence de haricot qui remplace œuf et beurre, cette crème citronnée est :
✨ 100 % végétale
✨et bien plus saine que le lemoncurd classique.
C’est lui que nous utilisons à La Maison du Mochi comme base pour tous nos daifuku mochis aux agrumes. Voici la recette pour le réaliser maison !

Recette du lemoncurd végétal
- 200 g haricots cuits
- 1 citron
- 70 g sucre de canne non raffiné
- une pointe de couteau de curcuma en poudre
- Faites chauffer vos haricots dans le jus et le zeste de citron, et lorsqu’ils sont bien chauds, ajoutez le sucre, mélangez et ajoutez le curcuma en mélangeant pour le répartir.
- Versez dans le bol d’un mixeur et mixez pendant 2-3 minutes, en raclant de temps en temps les bords du bol à la maryse.
- Versez dans une casserole et asséchez une dizaine de minutes. Laissez refroidir et passez au tamis fin. Vous pouvez également le mixer si vous n’avez pas de tamis. Réfrigérer pendant une nuit dans une boite hermétique, et le lendemain votre lemoncurd est prêt !
Se conserve 2 semaines au frais, dans sa boîte.
Découvrez aussi nos recettes de Mochi daifuku lemoncurd & graines de pavot, Shiroan ou encore Warabi mochi !
Et non, les haricots ce n’est pas que pour le cassoulet ! Comme vous le savez si vous avez découvert notre recette au shiroan, il est l’ingrédient principal des desserts au Japon. Après vous avoir montré comment fabriquer de la crème de haricot blanc, voici comment confectionner avec un daifuku enveloppe chocolat.
On commence par former 8 boules avec le shiroan. Puis on lance la pâte à mochi chocolat. Pour ne pas altérer la texture, nous vous conseillons d’utiliser plutôt de la poudre de cacao que du chocolat tablette. On la mélange avec la farine de riz gluant et le sucre, et on fait cuire le tout 35min à la vapeur.
Une fois la pate cuite, on l’allonge sur un lit de fécule, on la saupoudre et on la coupe en 8 morceaux. Vous pouvez utiliser de la fécule de maïs ou de tapioca mais nous vous déconseillons la fécule de maïs qui leur donnera un petit goût de purée mousseline, sauf si c’est l’intention bien sûr !
On peut maintenant façonner les daifuku. Il faut savoir que plus la pâte est chaude, plus elle est facile à manipuler, pour autant il ne faut pas se brûler, c’est une histoire d’équilibre ! Pour refermer le daifuku, il existe plusieurs techniques mais la plus simple est de faire comme un petit baluchon, puis de replier les bords à la manière d’un gyoza. Enfin, vous roulez le tout dans un peu de fécule et le tour est joué !
Retrouvez cette recette en vidéo sur le compte Instagram de notre fondatrice @mathildamotte.

Recette des daifuku chocolat cœur shiroan
Ingrédients pour 8 daifuku mochis :
- la pâte à mochi : 80g de farine de riz gluant (se trouve en magasin bio ou asiatique), 70g sucre de canne blond, 1 cuil. à soupe de poudre de cacao amère, 140g d’eau
- la garniture : 160g shiroan (recette disponible ici)
- Environ 50g de fécule de tapioca ou de maïs
- Formez 8 boules avec le shiroan.
- Préparez la pâte à mochi : dans un bol en verre, porcelaine ou inox, mélangez le cacao, le sucre et la farine, puis ajoutez l’eau en fouettant. Recouvrez d’une assiette, puis lancez la cuisson : 35min à la vapeur (attendez que la vapeur soit abondante pour glisser le bol dans la panier) ou deux fois 1min40 au micro-ondes en mélangeant à mi-cuisson.
- Saupoudrez une grande assiette de fécule. Lorsque la pâte est cuite, la rassembler en une boule en râclant les bords à l’aide d’une corne pâtissière. Déposez la boule de mochi sur le lit de fécule et saupoudrez de fécule. Laissez refroidir 5min.
- À l’aide d’une paire de ciseaux, découpez la pâte à mochi en 2 puis en 2, etc. Pour obtenir 8 morceaux. Enduisez vos mains de fécule et saisissez un pâton. Aplatissez-le légèrement en appuyant dessus à l’aide de la pulpe de vos doigts. Puis placez au centre une boule de garniture, et refermez en pinçant les bords entre eux. Roulez le mochi obtenu entre vos mains pour lui donner une belle forme ronde. Les daifuku se dégustent le jour même et le lendemain au plus tard.
Découvrez aussi nos recettes de Shiroan, Fondant chocolat-anko ou encore Warabi mochi !
Dans ce deuxième volet de l’épisode Umami, après le frère, je demande la sœur ! Comme vous le savez si vous avez entendu le premier, Umami a été fondé par Laure et Jean Beguin, une sœur et un frère. Et aujourd’hui, c’est Laure Beguin, directrice des sites Umami Matcha Café qui va répondre à mes questions. Dans cet épisode, nous parlons de l’aventure Umami sous la lunette marketing de Laure, et nous parlons évidemment de matcha, son mode de production et l’histoire de son succès en France.
Mathilda Motte

Le petit questionnaire Tsukimi :
- Son plat japonais salé préféré : le shabu-shabu.
- La douceur japonaise qu’il aime par-dessus tout : Le castella, un gâteau-nuage extrêmement léger et mousseux.
- Son goût ou parfum japonais préféré : celui du dashi au kombu.
- S’il était un goût ou un parfum japonais, il serait : le matcha.
- Son passage saisonnier préféré : le mois de juin, avec son beau temps et sa profusion de légumes et de fruits.
- Sa bonne adresse autour du Japon en France : Hakuba, la table sushi de Cheval Blanc.
- Sa bonne adresse au Japon : je ne préfère pas car je ne suis pas allée récemment au Japon.
- Son mot japonais préféré : « Oishi », qui signifie délicieux.
- Son conseil lecture : « Le Japon autrement », de Aimie Eliot, aux Éditions Gallimard.
- La personnalité ayant une relation privilégiée avec le Japon qu’il souhaiterait entendre dans ce podcast : Xavier Thuizat, sommelier et Saké Samouraï.
Références :
- Umami : www.umamiparis.com
- Umami Matcha Café : matchacafe.umamiparis.com
- L’allée de gingko à Tokyo : l’Icho Namiki est l’avenue populaire bordée de ginkgo du parc Meiji Jingu Gaien.
Bonjour à tous ! Et ravis de vous retrouver ce mois-ci autour de non pas un, mais de deux épisodes jumeaux, pour vous parler de Laure et Jean Beguin, une sœur et un frère qui ont fondé Umami.
Umami est à la fois un comptoir qui sélectionne, importe et commercialise des produits culinaires fins japonais ; et un café, l’Umami matcha café, qui prépare toutes sortes de spécialités à base de matcha sur une carte sucrée mais aussi salée.
Pour laisser la parole à nos deux protagonistes, plutôt que de les faire parler en même temps, nous sommes partis sur un diptyque, pour prendre le temps d’interroger le Japon de chacun. Et aujourd’hui, c’est d’abord Jean Béguin, l’importateur de produits fins japonais, qui répondra aux questions de Tsukimi.
Mathilda Motte

Le petit questionnaire Tsukimi :
- Son plat japonais salé préféré : le dashi, notamment servi avec des sobas.
- La douceur japonaise qu’il aime par-dessus tout : un dorayaki tiède ou une glace au matcha.
- Son goût ou parfum japonais préféré : celui de l’inoki, le cèdre japonais.
- S’il était un goût ou un parfum japonais, il serait : le yuzu.
- Son passage saisonnier préféré : l’automne, le moment de « momiji ».
- Sa bonne adresse autour du Japon en France : Kisin, restaurant de udon : http://udon-kisin.fr
- Sa bonne adresse au Japon : les magic bar.
- Son mot japonais préféré : « Umami », évidemment !
- Son conseil lecture : « L’art du sushi » de Chihiro Masui. Et aussi « La révolution d’un seul brin de paille » de Masanobu Fukuoka.
- La personnalité ayant une relation privilégiée avec le Japon qu’il souhaiterait entendre dans ce podcast : Anna Shoji.
Références :
- Umami : www.umamiparis.com
- Umami Matcha Café : matchacafe.umamiparis.com
Vous pensiez que la pâtisserie japonaise utilisait surtout le haricot rouge ? 🍡
Eh bien non : le pendant du haricot rouge, celui qu’on utilise encore davantage, c’est le haricot blanc.
La crème que l’on confectionne avec, s’appelle shiroan. Shiro pour blanc en japonais, et an, qui veut dire « pâte » et qui désigne la pâte de haricot sucrée.
C’est un peu la version japonaise de notre crème pâtissière. Son goût est beaucoup plus discret que la crème de haricot rouge, et de cette manière, on peut la parfumer de mille manières. C’est avec elle qu’à La Maison du Mochi nous confectionnons notre daifuku matcha, celui au sésame noir ou encore celui au yuzu. Après 10 années de pratique, notre fondatrice Mathilda Motte vous dévoile en détails sa méthode maison !

Recette du shiroan
Pour 500g environ (le shiroan se congèle très bien, nous vous conseillons de le mettre en portions de 160g correspondant à 8 daifuku).
- 200g haricots type lingots blancs secs
- 200g sucre cassonnade bio
- Faire tremper des haricots blancs pendant une nuit.
- Le lendemain, les égoutter et les mettre à cuire sur feu moyen pendant environ 1h30. De temps en temps, écumer l’eau des haricots. Si le niveau d’eau baisse trop, vous pouvez en rajouter en cours de route. Les haricots sont prêts lorsqu’ils sont parfaitement fondants à cœur.
- Égoutter les haricots, puis les remettre sans attendre dans la casserole chaude qui a servi à leur cuisson. Ajouter alors le sucre et mélanger. Avec les haricots bien chauds il va faire sirop et complètement fondre.
- C’est presque fini ! On mixe un bon coup, puis on assèche une dizaine de minutes à la casserole.
- Mixer une seconde fois, et si vous voulez une matière vraiment très fine (par exemple pour faire des nerikiris), je le passe ensuite au tamis fin.
Découvrez aussi nos recettes d’Anko, Fondant chocolat-anko ou encore Warabi mochi !
Pour ce troisième épisode dédié à discuter nature et saison, je reçois Xavier Mathias, que vous connaissez certainement comme auteur, jardinier, formateur ou encore comme chroniqueur de la délicieuse émission « On va déguster ».
Xavier Mathias est un auteur, paysan revendiqué, pionnier de la permaculture et spécialiste du jardinage durable. Après avoir été maraîcher en bio, il s’est tourné vers la production de plants et de semences bio, puis vers la formation et la transmission de ses savoirs. Il est également auteur de nombreux livres sur le jardinage, l’agroforesterie et les potagers. Il participe également à des revues spécialisées et intervient régulièrement dans des émissions ou événements autour de l’agriculture durable.
Avec son côté rebelle, son amour des mots, sa passion un brin licencieuse pour les légumes, Xavier Mathias incarne un dandy potagiste, un punk-poète maraîcher. Mais je ne vous en dis pas plus, et vous laisse découvrir notre discussion !
Mathilda Motte

Le petit questionnaire Tsukimi :
- Son environnement préféré : la campagne.
- Sa plante préférée : les frênes.
- S’il était une plante, ou un animal, il serait : une trogne de bois, ces arbres des campagnes que l’on taille au-dessus du tronc pour servir de réserve à bois sans avoir besoin de le couper.
- Les personnes dont le rapport à la nature l’inspire : Francis Hallé, qui est botaniste et a écrit le « Plaidoyer pour l’arbre » que Xavier Mathias recommande !
- L’expérience qu’il rêverait de vivre dans la nature : joker !
- Son conseil lecture sur la thématique du naturel : « Produire ses graines bio » de Christian Boué, et « La vengeance de la pelouse » de Richard Brautigan.
Références :
- La chaîne Youtube de Xavier Mathias : https://www.youtube.com/@XavierMathiasOfficiel
- Podcast Champs d’action, Saison 1 épisode 3, Xavier Mathias, la question des semences : https://www.terrevivante.org/contenu/champs-action-xavier-mathias-la-question-des-semences/?srsltid=AfmBOop1ZlRbcgCwQDZc4eRmi4QlMqIAV2Qlu7B07ZcAM7VnxuZUnl5
- Podcast La voix du Kaizen, « Xavier Mathias, auteur, agriculteur et permaculteur » : https://www.podcastics.com/podcast/episode/xavier-mathias-auteur-musicien-agriculteur-et-permaculteur-80093/
- Le semancier Biaugerme : https://biaugerme.com
- « Produire ses graines bio » de Christian Boué : https://www.terrevivante.org/boutique/livres/permaculture-jardin-bio/techniques-de-jardinage/produire-ses-graines-bio-nouvelle-edition/?srsltid=AfmBOor0E8EOnRoTo64rq2TsDjNj193u7pATa7KnrEPryfXMODV8L9ZB
- « La vengeance de la pelouse » de Richard Brautigan : https://www.babelio.com/livres/Brautigan-La-vengeance-de-la-pelouse/2248
Si vous ne connaissez pas Romain Gaia, vous connaissez certainement Tomo, cette pâtisserie franco-japonaise qu’il a créée avec le chef wagashi Takanori Murata, pâtisserie qui a fait découvrir à tout Paris les délices du dorayaki ! Dans cet épisode, nous allons donc parler délicieusement sucré, de haricot confit, le tout saupoudré de matcha… Bonne écoute !
Mathilda Motte

Le petit questionnaire Tsukimi :
- Son plat japonais salé préféré : les udons avec plein de trucs.
- La douceur japonaise qu’il aime par-dessus tout : dorayaki minute.
- Son goût ou parfum japonais préféré : l’odeur de bois.
- S’il était un goût ou un parfum japonais, il serait : le wasabi.
- Son passage saisonnier préféré : l’automne, les premiers froids d’octobre.
- Sa bonne adresse autour du Japon en France : Kodawari ramen, et spécifiquement le ramen de Tsukiji rien moins que « le meilleur au monde » selon Romain : https://www.kodawari-ramen.com, les udons de Kunitoraya : https://udon-bistro.com et les sobas de Echizen : https://www.instagram.com/togo_paris/
- Sa bonne adresse au Japon : la famille Hori à Uji, « Paquet monté » à Tokyo spécialisé dans les flans. https://www.instagram.com/paquetmonte_tokyo/
- Son mot japonais préféré : « bikkuri mizu » : l’eau surprise, quand on la verse froide sur les haricots chauds, et qu’ils ont sont saisis.
- Son conseil lecture : Le beurre de Manako de Azako Yuzuki
- La personnalité ayant une relation privilégiée avec le Japon qu’il souhaiterait entendre dans ce podcast : Maki Maruyama de Jugetsudo.
Références :
- Pâtisserie Tomo : https://patisserietomo.fr
- Mura, village japonais : https://www.muraecovillage.com
- Les producteurs de Matcha à Uji dont parle Romain dans l’épisode : la famille Horii à Uji. L’adresse de la boutique : Myoraku-84 Uji, Kyoto 611-0021
